Ce matin, je me coule un grand verre d’eau d’une grande bouteille bien froide de Jirma, cette eau minérale qui me permet ici de survivre en terre africaine. Ce liquide pourtant limpide et sans saveur a pris toute sa valeur depuis les 3 derniers mois. Elle me rafraichit, me sauve de la chaleur incessante qui touche de tout près les 50 degrés chaque jour. Le liquide est de l’or et le bidon qui l’accueille est tout aussi précieux. Dans les nombreuses petites boutiques à ciel ouvert du pays, le trafic des contenants constitue un marché lucratif fort présent.
Chaque soir, vers 17 heures, j’emprunte avec Vanessa le long chemin sinueux et en terre qui nous mène vers la route goudronnée où on pourra attraper un taxi pour le retour à la maison. Une vingtaine de jeunes suivent nos pas s’amusant à m’apprendre des mots de leur dialecte, se battent pour tenir ma main l’espace d’un instant et avec leur grande volonté, malgré leur petit corps, s’obstinent à vouloir porter mon sac qui pèse plus que ce qu’ils pèsent eux-mêmes.
Sur notre route, nou
s croisons un nombre impressionnant d’ânes, de poules, de chèvres avec leurs nombreuses portées et des chiens tous plus errants les uns des autres. À se demander à qui appartient toutes ces bêtes!? Les boutiquiers nous saluent de leur plus grand sourire! Pour certains, c’est le moment d’échanger avec nous les salutations interminables du pays que je maîtrise peu à peu : «Anitilé. Somo odo. Akakénè…» La langue est tout sauf similaire à la nôtre.
Voilà que ce soir là, j’ai vu. Sur ce même chemin que je pourrais dorénavant faire les yeux bandés tellement nous le sillonnons, j’ai vu. Venant déranger cette fausse tranquillité de cette petite concession de maisons de terre, je vois une centaine de jeunes affairés autour de ce quelque chose que je n’arrivais pas à l’instant présent à distinguer. Tous criaient, jouissaient, se chamaillaient et honorait l’objet de leur convoitise! Froide, rafraichissante, précieuse et rare, chacun d’eux baignait leur petit corps brûlant dans l’eau qui gisait d’une source, heureusement, endommagée par le temps. J’aurais, à cet instant, ouvert un sac rempli de jouets ou de sucreries que jamais je n’aurais pu offrir ce même enthousiaste! L’eau, dans ce pays, offre le bonheur, crée la vie.
Ce matin, en coulant mon eau froide sortant de mon imposant bidon d’eau minérale, je me sens moi aussi en VIE…
Sur notre route, nou
Voilà que ce soir là, j’ai vu. Sur ce même chemin que je pourrais dorénavant faire les yeux bandés tellement nous le sillonnons, j’ai vu. Venant déranger cette fausse tranquillité de cette petite concession de maisons de terre, je vois une centaine de jeunes affairés autour de ce quelque chose que je n’arrivais pas à l’instant présent à distinguer. Tous criaient, jouissaient, se chamaillaient et honorait l’objet de leur convoitise! Froide, rafraichissante, précieuse et rare, chacun d’eux baignait leur petit corps brûlant dans l’eau qui gisait d’une source, heureusement, endommagée par le temps. J’aurais, à cet instant, ouvert un sac rempli de jouets ou de sucreries que jamais je n’aurais pu offrir ce même enthousiaste! L’eau, dans ce pays, offre le bonheur, crée la vie.
Ce matin, en coulant mon eau froide sortant de mon imposant bidon d’eau minérale, je me sens moi aussi en VIE…
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