Ce samedi, 1er mai, était jour férié pour souligner la fête du travail. Ainsi, l’école prenait donc congé. J’en ai profité pour partir avec mon amie canadienne et ses amis burkinabés profiter de la «Guinguette», petit cours d’eau réputé pour les BBQ en plein air et les après-midis agréables à patauger dans l’eau. Dû aux nombreuses pluies dernières, l’eau est opaque et terreuse, mais comment puis-je refuser l’invitation dans l’eau par une chaleur pareille!? Après un succulent poulet braisé à l’ombre des bambous, je saute à l’eau pour faire, comme le dise les amis africains, le rituel canadien : pommade de glaise sur tout le corps. Mais dites-moi quel canadien ils ont rencontrés!!
Après quelques minutes dans l’eau, je me sens caressée délicatement sur les bras et puis sur les épaules. Je me retourne et vois un attroupement de jeunes filles autour de moi intriguées par ma peau, mes longs cheveux, mais surtout par le fait qu’une blanche vienne se mêler à leur après-midi chaud à la baignade. Après une multitude de questions, des compliments et une causerie, je comprends que ces jeunes étudiantes sont de jeunes chrétiennes qui suivent des cours chez les pères et les sœurs. Après quelques instants, elles élèvent leur voix et me chantent une chanson de leur répertoire évangélique qui me remercie d’être leur amie. Une vraie merveille sortant de ces jeunes bouches! Je les applaudie frissonnée par la profondeur de leur sourire qu’ils ont à tout simplement me regarder, moi, femme pourtant comme eux, mais blanche!
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