Une fois par semaine, Vanessa et moi, nous rendons à un petit hôtel situé au centre-ville de Bobo. Non distincte parmi les vieilles bâtisses du secteur, l’endroit s’avère être pourtant un havre de paix bien gardé. Un grand parc d’oiseaux à l’entrée résonne les sons du paradis, paradis pour ceux et celles qui, comme nous, passent leur journée durant, dans des lieux poussiéreux, donnant seul accès au soleil et à une toilette burkinabé! Dès l’arrivée, deux bêtes à poils m’accueillent. Les deux chiens halètent de leur longue langue me léguant ainsi l’odeur nauséabonde de leur haleine bestiale. Je les caresse et ils me guident vers la réception. Là, c’est un perroquet qui répond à mes «bonjour, comment ça va?» Le gris volatile est intelligent et d’une beauté rare.
Voilà, finalement, que se découvre le paysage méridional, contraste marquant avec la vie burkinabé. Je respire enfin!
L’heure du diner deviendra unique. Le sentiment de rafraîchissement, d’apesanteur dans cette grande piscine me donne un repos inégalé. Je fais le plein d’énergie pour affronter le reste de la journée…
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