Dans la cuisine de mon petit 3 1/2, j'entends les aiguilles cogner chacune des secondes. Cette petite horloge suspendue ne m'indique plus l'heure, mais le temps qui passe avant le fameux grand départ. Plus que 4 mois.
J'ai toujours eu de la difficulté au quotidien à faire des choix par peur de regretter souvent. J'attends toujours des nouvelles de ma famille d'accueil pour effectuer le stage dans une des grandes villes du Burkina Faso, le Bobodioulasso. J'ai aussi établi un contact avec Les Puisetiers qui travaillent à Ouagadougou, la plus grande ville du pays. Oui, les choix m'ont toujours rendue anxieuse. C'est l'expérience d'une vie, un choix qui prend donc une importance capitale!
J'ai eu la chance, lors de la dernière semaine, de faire la rencontre d'Européens qui travaillent pour le regroupement des Puisetiers. Leur première visite au Québec en 30 ans. La rencontre que j'avais prévue courte, dans une resto du Centre-Ville, s'est plutôt avérée durer plus de 3 heures. Edith, son conjoint et leur fille m'ont partagé leurs sentiments face au pays et m'ont présenté un nombre incalculable de photos de la vie là-bas et des Burkinabés avec qui ils ont pu se lier d'amitié. Ces Français à l'accent tonique rafraichissant m'ont donné le goût de partir!
La vie, la mienne, est particulièrement bien faite. Elle m'a toujours offert des choix qui me remettent en question. Malgré les erreurs, mes décisions m'ont malgré tout offert d'extraordinaires expériences.
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